Le Jemellois Andy Maréchal est classé Maître de la Fédération Internationale des échecs. Il va s'envoler avec son club pour le Monténégro, pour tenter de remporter le titre de club Champion d'Europe. Portrait.

Du 9 au 17 novembre 2019, le Jemellois Andy Maréchal participera à la prochaine Coupe d'Europe des Clubs d'échecs Champions avec son club de Fontaine-L'évêque. Il s'envolera pour le Monténégro.

C'est sensiblement la même chose qu'au football. On a trois ou quatre clubs qualifiés par pays dans toute l'Europe. Et donc on va jouer pour essayer d'être champions d'Europe. Les meilleurs joueurs du monde seront présents. Peut-être pas les deux ou trois premiers, mais le quatrième ou le cinquième mondial, oui.

Ce n'est pas la première fois qu'Andy participe à une telle compétition. Cette année, il est accompagné de plus jeunes et sera le premier échiquier. C'est lui qui leadera son équipe.

Un gros travail en amont

En ligne sur ordinateur, dans les livres théoriques ou sur un vrai plateau, Andy Maréchal pense" échecs" partout et souvent. Il s'entraîne une heure par jour, joue régulièrement dans son club de Fontaine-L'évêque. Et le week-end, il multiplie les tournois. Bref cela demande une certaine dose de travail.

On résoud des problèmes, des exercices. On entraîne sa mémoire, ses ouvertures. On a chacun ses petits secrets aussi. Il faut connaître beaucoup de choses et essayer de les appliquer en partie réelle.

La passion des échecs est une question de transmission familiale:

Mon père m'a appris les règles quand j'avais trois ans, d'après ce qu'il en dit. Mais j'ai commencé assez tard la compétition, vers treize ans. J'ai commencé par un club à Nassogne, puis Rochefort, Marche. Et puis quand on augmente de niveau, on doit rencontrer des joueurs plus forts, qui sont normalement dans les grandes villes. Donc j'ai joué à Eupen, Liège, et maintenant Fontaine-L'évêque, près de Charleroi.

Aujourd'hui, Andy possède un niveau international. Il sait jouer de nombreux types de parties (rapides en une minute, en cinq minutes, parties classiques, etc). Et même après presque 30 ans de pratique, le joueur renouvelle sans arrêt son intérêt pour ce sport.

C'est un jeu infini. Il y a tellement de possibilités à chaque coup qu'il faut plus d'une vie pour tout connaître. C'est juste impossible, et c'est ça qui fait la beauté du jeu.

A la question "Les échecs sont-ils un jeu ou un sport?", Andy a apporté sa réponse:

Je prends plutôt ça comme un sport, parce qu'il y a de la compétition, et c'est ça que j'aime le plus.